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Visite des sous-sols de la fondation Fendi : les socles de la Basilique Ulpia

A l’occasion d’une visite des sous-sols de la fondation d’art “Fondazione Alda Fendi – Esperimenti“, nous avons eu le plaisir d’admirer, dans des conditions de scénographie particulièrement élégantes, la mise en valeur des bases des colonnes de la basilique érigée par l’empereur Trajan. Son emplacement est aujourd’hui signalé aux visiteurs extérieur par des colonnes de remploi sans rapport avec le bâtiment initial. Le travail de restitution opéré sur les socles, particulièrement séduisant, tenait ici en partie à la gageure d’évoquer l’élévation et l’élancement dans un espace à la hauteur fortement contrainte. Pari éminemment réussi, par des jeux de tubulures métalliques en couronnes dans le prolongement de l’existant. Un procédé harmonieux, compatible avec les événements artistiques organisés dans cet espace, et qui résonne avec l’élégance incontestée de la fondation.

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Une vue reconstituée de la Basilique Ulpia au IIeme siècle :

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Source : Ansa.it

 

Nos remerciements à Alissia Caruso Fendi et Cristina Danese

 

 

2D Code parle de PervasiveBordeaux et son projet “L’Italia da vedere…”

Le site de référence anglais “2D Code” consacre un article au projet Bordelais “L’Italia da vedere e da mangiare” : suivez ce lien pour en prendre connaissance

Umberto Eco, QR codes, et complots…

Pervasive Bordeaux a proposé un projet original en association avec la librairie Mollat, autour des théories du complot émaillant le dernier roman d’Umberto Eco, le “Cimetière de Prague”. Antoine Bidegain nous en expose le principe : “A raison “d’un complot par jour”, les visiteurs ont pu prendre connaissance sur leur smartphone d’extraits choisis du livre, et croiser leurs réflexions sur la facilité avec laquelle les rumeurs et les théories les plus obscures sont construites et se répandent.”. Umberto Eco a accepté de livrer une interview exclusive pour conclure cette expérimentation : interviewé à Paris sous la houlette de Denis Mollat par Manuela Pegoraro, notre conseillère littéraire es-complots, il aborde l’écriture de son livre et la place des fausses informations à l’heure du tout numérique…

 

Le projet “L’Italia da vedere e da gustare”

“L’Italia da vedere e da gustare” est un projet qui, pendant trois semaines à compter du 18 mars, propose aux clients de plusieurs restaurants Italiens de Bordeaux une découverte d’une oeuvre d’art de la haute renaissance.

Le dispositif est très simple : dans chaque restaurant (lien gmap), une reproduction d’une oeuvre est mise en évidence. Grâce à des “smartcards” contenant chacune un QRcode (1), disposées sur les tables du restaurant, les clients peuvent  se connecter à une page web, grâce à leur téléphone portable, et découvrir un commentaire de l’oeuvre.

“Nous avons voulu proposer un concept très simple, très facile à utiliser” expliquent Antoine Bidegain, Benoît Lacherez, Sophie Jamet et Manuela Pegoraro, initiateurs du projet à PervasiveBordeaux. “Et surtout, attirer l’attention du public vers des oeuvres de la renaissance Italienne parfois méconnues : un Caravaggio peu étudié, un Carpaccio, un Titien qui surprendra…autant de merveilles que nous n’avons pas forcément l’opportunité de découvrir spontanément.” Pourquoi alors utiliser les téléphones portables ? “L’oeuvre (ou même sa reproduction) doit rester belle, et vierge de commentaires. Assis au restaurant, chacun a le temps de la contempler sur le mur et, s’il le souhaite, de prendre une smartcard pour se connecter avec son portable et lire un commentaire du tableau.”

La complicité de quatre restaurateurs italiens, qui hébergent les oeuvres pendant les trois semaines, ajoute la touche gustative au ravissement des yeux. Dans une ville qui se profile comme une des “Cité Digitales” émergentes en Europe, cette expérimentation simple témoigne d’un nouveau mode d’utilisation du web, au service de l’innovation au coin de la rue. Et sans barrière : l’ensemble du dispositif est offert gratuitement. Mais déjà les Pervasive envisagent d’étendre l’expérience sur d’autres projets, à plus grande échelle. “C’est un ballon d’essai”, conclut Antoine Bidegain. Pour Manuela Pegoraro, “nous pensons que l’immense majorité des gens, si on leur donne la possibilité de redécouvrir l’art classique, sont rapidement convaincus, et veulent en savoir plus. Nous transmettons juste le virus initial, avec un QRcode, et l’Internet mobile fait le reste…”.

Le rendez vous est pris, du 18 mars au 8 Avril, pour “L’Italie à voir et à goûter”…

(1) Un QRcode est un cryptogramme lisible par les téléphones portables, à l’aide d’un logiciel gratuit, et qui aiguille vers l’adresse d’un site web.